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Thanatopraxie et soins de conservation : qu’est-ce c’est ?

La thanatopraxie, est une discipline pouvant être définie comme une pratique impliquant « des actes invasifs post mortem ayant pour objectif de suspendre pour une durée limitée le processus de décomposition du corps » (source Afif)

Ainsi les soins de conservation ont donc pour but d’interrompre et de retarder au maximum les effets résultants des mécanismes naturels se produisant à la suite du décès d’une personne.

Contrairement à la toilette mortuaire, qui reste une pratique plus “superficielle” et à visée principalement esthétique, les soins de conservation, ou embaumement, vont représenter une intervention plus invasive et requérir l’utilisation de produits chimiques afin d’endiguer ce processus de dégradation du corps, appelé thanatomorphose.

Les soins de conservation : en quoi consistent ils vraiment ?

Les soins de conservation, ou embaumement, sont réalisés par un praticien nommé thanatopracteur. Ce dernier est le seul habilité à pratiquer ces soins.

Le thanatopracteur commence par effectuer la toilette du corps, puis s’assure que le défunt n’était pas porteur d’une prothèse électronique ou d’un stimulateur à pile (pacemaker). Les conséquences d’un oubli lors de soins pouvant être catastrophiques dans le cas d’une crémation, l’explantation de ces appareils est un acte indispensable.

Légalement, seuls un médecin ou un thanatopracteur peuvent procéder au retrait de ces prothèses au moment de l’embaumement. Ainsi, dans le cas où une famille ne souhaiterait qu’une simple toilette mortuaire mais où il s’avèrerait que le défunt soit porteur d’un pacemaker, l’intervention d’un thanatopracteur serait alors requise pour procéder au retrait.

Il est par ailleurs obligatoire pour le praticien de déclarer auprès de la mairie où les soins seront effectués ledit retrait de prothèse.

Une fois s’être assuré de l’explantation de tout appareil à pile, le thanatopracteur va pouvoir procéder à l’embaumement à proprement parler.

Cette pratique consiste en la ponction de tout liquide physiologique, puis à l’injection par voie artérielle de différentes solutions, généralement à base de formol, qui permettront une meilleure conservation des tissus et une présentation digne.

Afin de pouvoir réaliser le soin de conservation, une autorisation de la mairie est nécessaire. Cette autorisation est délivrée à la suite d’une demande d’embaumement de la part de la société de pompes funèbres et doit comporter : 

  • le nom du praticien intervenant
  • son numéro d’habilitation
  • le nom du produit qui sera utilisé pour l’embaumement

Une fois le soin de conservation réalisé, le thanatopracteur s’attachera alors à rendre au défunt une apparence apaisée, et apaisante pour ses proches. Il vêtira le défunt avec les habits choisis par la famille pour sa présentation le jour des obsèques, et réalisera un maquillage léger et naturel.

Afin de rendre au disparu une apparence qui soit au plus proche du souvenir qu’en ont famille et amis, le thanatopracteur peut s’aider de photos fournies par ces derniers pour réaliser la coiffure ou le maquillage, ou encore utiliser les propres produits cosmétiques du défunt (par exemple le rouge à lèvres d’une teinte bien particulière que portait une dame).

L’embaumement est-il obligatoire ?

La réalisation de soins de conservation n’est pas obligatoire en France, à quelques exceptions près : 

  • s’il est nécessaire de transporter un défunt pendant une durée supérieure à 2h, et si le cercueil fait moins de 18 millimètres d’épaisseur, l’exécution de soins de conservation sera alors imposée.
  • si la famille d’un défunt souhaite le rapatriement du corps vers l’étranger, les soins de conservations peuvent être rendus obligatoires par la législation de certain pays.

À l’inverse, si les soins peuvent être rendus obligatoires dans certaines circonstances, ils peuvent être formellement interdits dans d’autres : 

  • Une mise en bière immédiate, et dans un cercueil hermétique, peut être imposée dans le cas de certaines infections transmissibles. Aucune intervention auprès du corps ne sera autorisée.
  • Certaines religions ne tolèrent aucune atteinte à l’intégrité du corps d’un défunt. 

Ainsi l’Islam, le Judaïsme et l’Hindouisme interdisent formellement la pratique de soins de conservation, ou d’embaumement, ceux-ci allant à l’encontre de la symbolique religieuse liée à l’enveloppe charnelle d’un défunt, et au respect qui lui est dû.

Néanmoins, des exceptions peuvent être tolérées dans le cas de rapatriement du corps d’un défunt vers un pays dont la législation impose la réalisation d’un soin de conservation. 

Dans quels cas peut-il être recommandé de pratiquer des soins de conservation ?

Les raisons pour lesquelles un embaumement peut être conseillé sont nombreuses.

Celle invoquant les bénéfices psychologiques apportés au travail de deuil, de par la présentation apaisée du défunt, en est la plus “simple” et la plus fréquente.

D’autres raisons peuvent venir moins spontanément à l’esprit mais présentent de réels arguments : 

  • Dans le cas du maintien d’un défunt à domicile, et ce jusqu’au jour des obsèques, la réalisation de soins de conservation est fortement recommandée.  En effet, le corps n’étant alors pas conservé dans une cellule à basse température (ou “chambre froide”), la température ambiante va favoriser le processus de décomposition.

Les conséquences psychologiques et émotionnelles résultants d’un tel phénomène pouvant être terribles, le soin de conservation est alors vivement conseillé, et ce le plus rapidement possible.

  • Dans le cas d’un décès survenant à la suite d’une maladie tel que certains cancers, ayant nécessitée un traitement chimique lourd, comme une chimiothérapie par exemple, les soins de conservation peuvent là aussi être recommandés.

Dans ce cas particulier, les produits chimiques présents dans le corps ne peuvent plus être éliminés par l’organisme, et vont alors continuer leur travail destructeur. Cela peut provoquer une dégradation accélérée et parfois impressionnante du corps du défunt. Pour ces raisons, il est donc là encore conseillé de réaliser au plus vite des soins de conservation (embaumement), qui vont par leur nature même, procéder à l’évacuation des produits chimiques résiduels.

  • Dans le cas où la famille souhaiterait recourir au service d’une Chambre Funéraire et à l’utilisation d’un salon permanent. De par les visites fréquentes rendues au défunt, les contacts physiques répétés parfois, la bonne conservation du corps peut être compromise. Pour ces raisons les soins de conservation sont donc là encore conseillés.

Notez que certaines chambres funéraires peuvent même parfois imposer aux familles la réalisation d’un soin de conservation dans le cadre d’une présentation en salon permanent.

Existe-t-il d’autres méthodes de conservation ?

Si la thanatopraxie, ou embaumement, reste la méthode la plus “sûre” d’assurer une bonne conservation du corps du défunt jusqu’au jour des obsèques, il est possible également d’opter pour une conservation dite par le froid. Celle-ci peut se présenter sous plusieurs formes : 

  • Le défunt peut reposer de façon permanente ou presque dans une cellule réfrigérée. Ce type de méthode de conservation du corps est systématiquement proposé lorsque les familles passent par une chambre funéraire.
  • Le défunt peut également reposer sur une table réfrigérée. Là encore ce service est quasi systématique, la grande majorité des établissements de soins (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite) en étant équipés. Certaines sociétés de pompes funèbres peuvent également proposer aux familles la mise à disposition d’une table réfrigérée à leur domicile, dans le cadre du maintien du défunt sur place.
  • Certaines sociétés de pompes funèbres peuvent proposer une conservation par glace carbonique. Des morceaux de cette glace carbonique, dite carboglace ou glace sèche, sont apposés contre le défunt et permettent de descendre la température corporelle aux alentours de -78°. Dans le cadre d’un maintien du défunt à domicile, ce procédé peut particulièrement convenir, bien qu’il soit nécessaire de renouveler la glace toutes les 24 à 36 heures.

L’utilisation de matériel réfrigérant peut tout à fait être combiné à la réalisation de soins de conservation ou d’embaumement. En revanche l’utilisation de carboglace ne peut en aucun cas être associée à l’exécution de soins, pour de simples raisons de réactions chimiques.

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