6 février 2020

Rapatriement et Coronavirus / Covid 19

Rapatriement en période de Coronavirus / Covid 19

Quelle est la situation des rapatriements aujourd’hui, du fait de la crise de Coronavirus / Covid 19 ?

Les rapatriements hors de France ne sont plus possibles que ce soit par avion ou par voiture. Par ailleurs, les familles étant confinées, elles ne sont pas autorisées à prendre l’avion ou à traverser les frontières en voiture.

Quelles sont les solutions possibles hors rapatriement ?

Le caveau provisoire

Si vous souhaitez rapatrier votre proche, une solution possible est le caveau provisoire. Celui-ci a une durée maximale de 6 mois. La plupart des cimetières ont des caveaux provisoires qui peuvent être mis à disposition par la Mairie à quiconque le demande. Les conditions sont cependant que le défunt habite la commune, y décède ou y est électeur. le cercueil contenant le défunt est mis après la cérémonie dans le caveau provisoire. Ce caveau est ensuite scellé jusqu’à la réouverture. Le cercueil doit être hermétique, c’est-à-dire qu’il a, à l’intérieur, une enveloppe en zinc, dans lequel le défunt sera placé. Cette enveloppe ensuite est soudé à froid. Le cercueil en bois est ensuite fermé (mis en bière). Donc avec l’enveloppe en zinc à l’intérieur.
Au bout de maximum 6 mois, le caveau est descellé, le cercueil est exhumé et peut être rapatrié dans le pays choisi.

Le cercueil à hublot, spécial rapatriement, déconseillé dans ce cas

Il est déconseillé d’acheter un cercueil à hublot. Ceci, compte tenu du délai entre la mise en bière et le rapatriement, après la crise du coronavirus / Covid 19.
Le cercueil à hublot est habituellement utilisé pour les rapatriements. Il permet de voir le visage du défunt à travers une trappe pratiqué dans le cercueil. Cette trappe donne, en dessous, sur une vitre insérée dans l’enveloppe de zinc. Cette vitre est également à hauteur du visage du défunt. Une option est d’avoir une trappe et une vitre plus larges, permettant de voir l’entièreté du buste.
Il faut noter qu’il y a des droits à payer pour les caveaux provisoires.

L’inhumation du défunt en France

Si la famille ne choisit pas le caveau provisoire, et préfère l’inhumation, alors la seule possibilité jusqu’à la fin du confinement dû au Coronavirus / Covid 19, est l’inhumation en France.
Si une concession existe et qu’une place est disponible alors le défunt peut y être inhumé. Sinon il faut acheter une concession en Mairie. Une concession unitaire est un emplacement de 2 m par 1 m qu’il est possible de creuser sur plusieurs mètres de profondeur. Il est possible d’acheter plusieurs concessions unitaires, pour un caveau plus large en surface.
Cette démarche peut être faite par votre conseiller.
Puis il faut faire construire un caveau d’une ou plusieurs places en faisant appel à un marbrier.
Plusieurs mois plus tard, une fois que les terres sont bien tassées autour du caveau, il est possible de faire construire dessus un monument en pierre, granit, ou marbre.

La crémation avec envoi de l’urne au pays de destination

Le choix de la crémation peut être fait par la famille ou avoir été souhaité par le défunt. L’urne contenant les cendres du défunt peut être alors gardée par le crématorium. En général, le premier mois est gratuit puis une somme entre 35 et 200 € est perçue pour la garde pendant 1 an. Également, il est possible de laisser l’urne à l’agence de pompes funèbres spécialisée en rapatriement. L’agence peut la garder jusqu’à ce qu’elle puisse être remise à la famille, qui peut la ramener au pays de destination.
La famille n’est pas autorisée en France à garder l’urne à domicile. Au retour au pays, c’est la législation du pays qui précise ce qui peut être fait de l’urne. Cependant, selon la loi française, une autorisation doit être demandée qui précise ce qui sera fait de l’urne.

Quelle autorisation demander pour l’urne ?

Plusieurs options sont possibles pour l’urne. Ce peut être la dispersion de l’urne dans un Jardin du Souvenir dans un cimetière. Ça peut être aussi l’inhumation de l’urne dans un caveau existant ou à construire. Également l’une peut être placée dans un colombarium (mur contenant des niches de la taille d’une ou plusieurs urnes). Enfin, l’urne peut être placée dans un cavurne ou petit caveau d’1m par 1 m et de 50 cm de profondeur. De fait, l’autorisation à demander auprès de la mairie doit préciser le choix des familles pour les cendres placées dans l’urne.
Il est également possible de ne pas rapatrier l’urne. Dans ce cas, les options précédentes sont également valables, en France évidemment.

une cérémonie est-elle possible ?

En théorie, avant la crémation ou l’inhumation, une cérémonie laïque ou religieuse est possible. Un maximum de 20 personnes peut assister à la cérémonie. Ce groupe doit être choisi au sein des ascendants, descendants et conjoint du défunt. Pour une cérémonie religieuse, il est nécessaire de vérifier la disponibilité de l’officiant. Également le lieu de culte ou la salle de cérémonie d’un crématorium doivent être réservés.
Dans la réalité, beaucoup de lieux de culte, de cimetières et de crématoriums sont fermés au public du fait du grand nombre de décès en cette période de pic de coronavirus / Covid 19. Il est donc nécessaire de se renseigner auprès de son agence de pompes funèbres pour savoir exactement les possibilités actuelles.